fbpx

26 septembre 2019 à 20h

Espace Montrichard de Pont-à-Mousson

En ouverture du Festival

Les places sont en ventes sur notre site, à l’office du tourisme et dans les réseaux de la Fnac.

Achetez des places sur notre billeterie.

-> Concert Pierre Richard : 26 €

-> Pack concert Pierre Richard + Concert Hommage Michel Legrand, Francis Lai, Charles Aznavour : 32 €

Ciné-concert avec Pierre Richard

C’est une grande gure du cinéma, de la comédie à la française, un prince du burlesque, à l’imaginaire poétique et fertile. De ses défauts (la maladresse, la distraction, la timidité, l’inadaptation à la société), il en fait des qualités, mieux encore, il a fait un personnage. Il s’appelle Pierre Richard. « Etre acteur, résume-t-il, m’a permis de poursuivre mes rêves d’enfant, jouer à être un autre, vivre mille aventures. »

Partenaire de Victor Lanoux au cabaret, il injecte un relief inattendu à son petit rôle dans Alexandre le bienheureux d’Yves Robert, son père de cinéma. Ce dernier produit son premier long-métrage, Le Distrait en 1970 : un personnage comique original naît. Outre ses propres lms comme cinéaste (Les Malheurs d’Alfred, Je sais rien mais je dirai tout, Je

suis timide mais je me soigne), Pierre Richard explose dans Le Grand blond avec une chaussure noire d’Yves Robert, écrit par Francis Veber qui va devenir son auteur d’élection, notamment en passant à la mise en scène avec Le Jouet, en 1976. Outre les lms de Claude Zidi, Georges Lautner ou Gérard Oury, Pierre fait des pas de côté avec des projets plus di ciles et auteuristes, réalisés par Jacques Rozier ou Marco Pico. Les années quatre-vingt seront celles de son binôme magique avec Gérard Depardieu, le temps d’un triptyque iconique signé Francis Veber (La Chèvre / Les Compères / Les Fugitifs), qui triomphe en France et à l’étranger, particulièrement en Russie. « Dans le comédie, analyse-t-il, face à un élément perturbateur, il faut un mur. Depardieu a été mon mur idéal, dans la foulée de Bernard Blier, Michel Bouquet ou Jean-Pierre Marielle. »

La fuite des années n’altère pas sa popularité : au- jourd’hui, le grand blond est devenu grand blanc, mais les enfants du XXIème siècle continuent à voir au présent Le Jouet ou La Chèvre. Multipliant les collaborations avec des cinéastes du nouveau monde (Christophe Barratier, Pierre-François Martin-Laval, Abel et Gordon), Pierre enquille en 2018 le succès des Vieux fourneaux (en trio avec Eddy Mitchell et Roland Giraud) et de La Ch’tite famille, où il incarne le père de Dany Boon. Les planches lui o rent trois spectacles autobiographiques mis en scène par Christophe Duthuron, et bientôt un projet original avec Mathilda May.

Cette année, le festival Des notes et des toiles est er de l’accueillir pour une soirée originale : raconter sa carrière avec des notes mais sans toile. L’ensemble musical sera dirigé par le dèle Jean-Michel Bernard, lui-même brillant compositeur pour l’image, et notam- ment constitué du violoniste Laurent Korcia… et du saxophoniste Olivier Defays, ls de Pierre Richard et moitié du duo Blues Trottoir. Entre classique, pop et jazz, ce sera une création drôle et insolite, résumant en musique le parcours de l’éternel grand blond. Mieux, un formidable moment de rire et de partage, une célébration de la poésie de la maladresse.