24 septembre 2016 de 21h30 à 4h

Espace Montrichard de Pont-à-Mousson

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Comment parler de Kavinsky sans évoquer le film qui a révélé son talent au grand public ? Eblouissant succès du cinéma indépendant de ces dernières années, Drive est de ces oeuvres dans lesquelles la musique joue un rôle essentiel.

Mais les univers de Kavinsky et Drive ont bien plus en commun. Très influencé par le grand écran (il débute sa carrière comme acteur dans Steak de Quentin Dupieux ou Novorma de Bouli Lanners), le musicien explique dans l’une de ses rares interviews qu’image et récit font parties intégrantes de son processus créatif. Ainsi quand Kavinsky sort son premier EP Teddy Boy en 2006, il a en tête une idée précise de sa mise en scène : dans un Los Angeles inspiré des romans noirs, son personnage périt dans un tragique accident de voiture en 1986. Réincarné en zombie, le garçon erre dans la nuit dévorant le bitume au volant d’une Ferrari Testarossa. Poursuivant sa petite amie, il nargue la police, aide les vieilles dames à traverser la route et corrige les criminels, comme dans une adaptation moderne d’un film de John Carpenter sous forme de conte romantique où Giorgio Mordre rencontrerait Terminator.

Avant le succès de Nightcall, Kavinsky a édité plusieurs EP qui ont marqué la sphère électro française. Remixé par des artistes majeurs comme Mr. Oizo, Arpanet, A-Trak, SebastiAn, Justice, Jackson ou Breakbot, il a été choisi par Daft Punk pour ouvrir leur tournée mondiale Alive en 2007 au côté de SebastiAn, The Rapture et Klaxons. Guy-Manuel de Homem-Christo, un des deux « robots » de Daft Punk, a également assuré la production du mélancolique et hypnotique Nightcall auquel Lovefoxxxx du groupe CSS a prêté sa voix en 2006. Les titres de Kavinsky sont également présents dans plusieurs publicités et jeux vidéos : Testarossa Audiodrive dans GTA IV, Roadgame pour Mercedes Benz et le teaser du jeu Hitman Absolution, Odd Look pour BMW.

Alors que l’aura de Kavinsky grandit – avec de 30 millions de vues sur YouTube pour son plus célèbre hit -, son label historique Reccord Makers annonce la sortie de son premier album OutRun lancé en février 2013. Un disque très attendu sur lequel sont annoncés plusieurs featurings (invités spéciaux).

L’album contient 13 morceaux incluant 8 inédits et 4 remasters. Dès les premières notes, la voix de Paul Hahn (manager des Daft Punk) conte les aventures de Kavinsky. Chaleureux et électrique, Blizzard fait alors son entrée et donne le ton avant de laisser la place à la mélodie nerveuse et synthétique de ProtoVision, premier extrait d’OutRun sorti en EP et pour lequel un vidéo clip fut tourné. Arrive alors Odd Look, premier morceau chanté de l’album, qui dévoile une mystérieuse voix funky pouvant rappeler le groove de Marvin Gaye ou Prince. Viennent ensuite Rampage qui capte l’attention avec son atmosphère orchestral menaçante, puis le rythme persuasif de Suburbia sur lequel Havoc de Mobb Deep prête sa voix. La version revue et corrigée de Testarossa Autodrive confirme ensuite l’efficacité de son imparable mélodie avant qu’arrive Nightcall, la célèbre balade produite par Guy-Manuel de Daft Punk avec The Lovefoxxxx de CSS comme invité. Arrive alors Deadcruiser, musclé mais mélancolique, suivi par Grand Canyon qui nous emporte avec sa ritournelle électrique. La voix de Tyson, nouvelle révélation funk britannique, transforme l’instrumental First Blood – le titre suivant – en un authentique hit, avant que le rythme et la mélodie de Roadgame nous conduise vers Endless qui clôt tranquillement ce premier opus tant attendu, avec comme épilogue un nouveau texte lu par Paul Hahn.

Traduit et adapté de l’anglais par Anthony Humbertclaude

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